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Thérapie ACT : comment peut-elle vous aider ?

La thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT pour acceptance and commitment therapy) est une psychothérapie appartenant à la troisième vague des thérapies comportementales et cognitives (TCC), mise au point par Steven Hayes (dont les travaux initiaux remontent à la première moitié des années 1980).

Le postulat de départ en thérapie d’acceptation et d’engagement est que la souffrance n’est pas signe de pathologie, mais une partie intégrante de l’expérience humaine. 

Aussi désagréables soient-elles, les émotions négatives sont utiles et s’inscrivent dans le fonctionnement normal de l’esprit. La peur, la colère ou encore la tristesse sont essentielles car elles nous alertent sur ce qui ne va pas. Une métaphore classique consiste à les comparer aux voyants sur le tableau de bord d’une voiture : si l’on ne tient pas compte du voyant qui s’allume, ou que l’on débranche le fil du voyant parce que cela nous déplaît, il y a de fortes chances pour que l’on casse le moteur…

En effet, bien souvent, un des problèmes majeurs dans les troubles psychologiques est la tendance naturelle à l’évitement des expériences psychologiques ou émotionnelles désagréables. 

Ces évitements sont efficaces à court terme (soulagement), mais deviennent rapidement plus problématiques que les souffrances qu’ils cherchent à contrôler : la fuite dans certaines situations pour se soustraire à la peur chez un patient phobique, la rumination pour résoudre la tristesse chez un patient dépressif, les rituels pour repousser les obsessions chez un patient souffrant de trouble obsessionnel-compulsif, l’hyperactivité pour échapper à la réactivation de souvenirs chez un patient traumatisé, les scarifications, les compulsions alimentaires ou encore la consommation de substances (alcooldrogues) pour anesthésier des affects négatifs… Les patients se retrouvent pris au piège dans les sables mouvants de la souffrance : plus ils se débattent, plus ils s’enfoncent !

Ainsi, l'ACT consiste à changer la relation qu’entretient le patient avec ses émotions et ses pensées. Au lieu de lutter en vain pour faire disparaître les événements psychologiques perçus comme négatifs, il s'agit d'apprendre progressivement à dégager cette énergie pour s'engager dans des actions qui comptent réellement pour chacun, qui enrichissent l’existence.

Des essais cliniques contrôlés randomisés ont montré l’effet bénéfique de cette approche dans des troubles psychiatriques aussi variés que les troubles de l’humeur, les troubles anxieux, les troubles psychotiques, les troubles addictifs, les troubles du comportement alimentaire, la trichotillomanie ainsi que le trouble de la personnalité borderline. L’ACT a également montré son utilité dans la prise en charge de la douleur chronique, la gestion du stress au travail et la souffrance psychologique des patients atteints de maladie chronique.

Pour plus d’informations, vous pouvez nous contacter au 05/46/45/67/32.

Source : https://www.lareponsedupsy.info/therapie_acceptation_engagement ; images : Le piège du bonheur (Dr Russ Harris)

Plaquette Acredia 2018

Quel avenir pour le Réseau Atlantique Diabète ? (suite…)

Cher(e)s adhérent(e)s,

Comme vous le savez, l’Agence Régionale de Santé (ARS) Nouvelle Aquitaine a demandé une restructuration du Réseau Atlantique Diabète dont l’expérimentation s’est arretée le 30 juin 2018, 12 ans après sa création.

Depuis le 1er juillet, l’Association Charentaise de Recherche en Education Diabétique (ACREDIA) porte les 2 programmes d’éducation thérapeutique ambulatoire :

   ✔︎ un programme centré sur le diabète de type 2 et les facteurs de risque  cardiovasculaire ;

       ✔︎ un programme centré sur le diabète de type 1 et les nouvelles pratiques et innovations technologiques. 

L’ACREDIA continue de mener à bien sa mission auprès des patients diabétiques et des professionnels de santé qui les accompagnent.

La prise en charge reste gratuite.

L’équipe de l’ACREDIA est formée par le Dr Didier Gouet, président de l’association ACREDIA, le Dr Charlotte Djakouré Platonoff, médecin coordinateur du programme d'ETP, Mme Nathalie Bonnin, infirmière, Mme Marie Bitaud, diététicienne, Mme Louise Bodin, psychologue, Mme Arlette Petit-Dumont, patient expert et membre de l’AFD 17.

Les détails des programmes d’ETP et les modalités d’inscription sont décrits dans l’onglet « Les  programmes d’Education Thérapeutique ».

L’équipe du Réseau vous remercie sincèrement du soutien que vous lui avez apporté depuis plusieurs mois et qui a permis de maintenir certaines de ses actions, en particulier l’éducation thérapeutique.

Free Style Libre, nouvelle mesure en continu du glucose

À la fin des années 70, la mise à disposition d’appareils de mesure de glycémie capillaire a considérablement amélioré la prise en charge du diabète, en permettant la mesure du taux de sucre sur une goutte de sang au bout du doigt, alors qu’auparavant, seule la mesure du taux de sucre dans les urines était possible. Les appareils se sont simplifiés, miniaturisés, sont devenus plus justes et plus sûrs. Toutefois le geste restait agressif, traumatique, limitant la multiplication des contrôles, et donc l’obtention d’un bon équilibre glycémique avec un taux d’hémoglobine glyquée bas (HbA1c), sans hypoglycémies et sans variation glycémique brutale.

Depuis une dizaine d’années, des systèmes de mesure de glucose en continu sont apparus, ouvrant d’emblée des perspectives intéressantes, par exemple sur le dépistage d’hypoglycémies nocturnes méconnues, ou les périodes post prandiales souvent mal documentées. Ces systèmes ont été utilisés par quelques services hospitaliers spécialisés en diabétologie, soit en mode exploratoire, soit couplés à une pompe à insuline pour des patients difficiles à équilibrer, présentant des profils glycémiques très variables d’un jour à l’autre, ou des hypoglycémies répétitives, non ressenties, sévères. La possibilité d’activer des alarmes, voire d’interrompre temporairement le débit de la pompe en cas de plongée glycémique, était une première étape vers un authentique pancréas artificiel.

Malgré des études encourageantes, l’absence de prise en charge par l’assurance maladie, le coût élevé supporté par le seul budget hospitalier, la complexité des appareils (au moins au début) ont freiné jusqu’à présent leur utilisation.
Plus récemment est apparu un système plus simple d'utilisation, sans calibration, moins coûteux : le Free Style Libre® de chez Abbott, qui paraît offrir de multiples avantages par rapport à l’autosurveillance classique par glycémie capillaire :

-  les mesures peuvent être répétées à volonté sans contrainte de piqure au bout du doigt ;

-  la mesure « statique » s’accompagne d’une information « dynamique » : la glycémie est stable, elle monte, elle descend, un peu ou fortement ;

-  on peut visualiser facilement ce qui s’est passé dans les huit heures, et répondre par exemple aux interrogations sur l’existence d’une hypoglycémie la nuit ou pendant les périodes après repas.

Ces systèmes de mesure en continu du glucose pourraient être remboursés par l’assurance maladie sous certaines conditions dans le courant de l’année 2017. Toutefois, si l’on veut bien les utiliser et exploiter leur utilisation de façon optimum, il faudra revoir en profondeur les modes opératoires, notamment en essayant d'anticiper les variations des doses d’insuline délivrées (bolus, débit de base, doses de rapide ou de lente) ou de l’apport en glucides en fonction des informations apportées par le nouveau système de surveillance.

Pour répondre à cette problématique et mettre à votre disposition des modes opératoires et outils adaptés, les soignants du service de diabétologie de l’Hôpital de La Rochelle et du Réseau Atlan3que Diabète (médecins diabétologues, infirmières, diététiciennes) ont longuement travaillé le sujet pour vous proposer des ateliers dès le second trimestre (voir journal d’information en cliquant ici)

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« Télécharger le guide d’utilisation de la mesure du glucose  en continu FreeStyle Libre » ici

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